Il y a une quinzaine d’années, nous avions une discussion informelle entre amis et cette question surprenante fut posée par l’un d’entre nous : “Êtes-vous pour ou contre la peine de mort envers les terroristes ?” Quand ce fut mon tour de répondre, avec hésitations j’ai répondu : “Je pense que je suis pour car ils sont irrécupérables et ne changeront jamais de direction…”

Mais quand ce fut à une amie de répondre, je fut interpellé par sa réponse : “Moi je suis contre car si nous avions exercé la peine capitale contre Saul, parce qu’il tuait de nombreux chrétiens innocents au premier siècle, jamais il n’aurait eu cette rencontre décisive avec Jésus sur le chemin de Damas, et jamais il n’aurait l’impact qu’il a eu. Et nous n’aurions peut-être pas aujourd’hui une grande partie du nouveau testament qu’il a écrit !”

Cette remarque m’avait vraiment marqué à l’époque et m’est revenue à l’esprit après les évènements récents tragique et douloureux de Paris. Tout comme les djihadistes, Saul (devenu Paul ensuite) était convaincu de faire la volonté de Dieu en tuant des “infidèles”. Voici son témoignage poignant extrait de la Bible :

“J’avais pensé devoir combattre par tous les moyens Jésus de Nazareth. C’est ce que j’ai fait à Jérusalem. J’ai reçu un pouvoir spécial des chefs des prêtres et j’ai jeté en prison beaucoup de croyants ; et, quand on les condamnait à mort, je donnais mon approbation. Souvent, en allant d’une synagogue à l’autre, je les faisais punir et je voulais les obliger à renier leur foi. Ma fureur contre eux était telle que j’allais les persécuter jusque dans les villes étrangères. C’est ainsi que je me suis rendu à Damas avec le pouvoir et la mission que m’avaient confiés les chefs des prêtres. J’étais en route, à midi, roi Agrippa, lorsque j’ai vu une lumière qui venait du ciel, plus éclatante que celle du soleil, et qui brillait autour de moi et de mes compagnons de voyage. Nous sommes tous tombés à terre et j’ai entendu une voix qui me disait en araméen : “Saul, Saul, pourquoi me persécutes-tu ? C’est en vain que tu résistes, comme l’animal qui rue contre le bâton de son maître.” J’ai demandé : “Qui es-tu, Seigneur ?” Et le Seigneur m’a répondu : “Je suis Jésus que tu persécutes. Mais relève-toi, tiens-toi debout. Je te suis apparu pour faire de toi mon serviteur ; tu seras mon témoin pour annoncer comment tu m’as vu aujourd’hui et proclamer ce que je te révélerai encore.”” Acte 26.9-16 (version français courant)

Et si un ou plusieurs djihadistes se convertissaient miraculeusement aujourd’hui en rencontrant personnellement Jésus ? Serions-nous prêt à reconnaître la grâce de Dieu en eux et à les laisser vivre pour accomplir les plans de Dieu prévus pour leurs vies ?

Voilà un grand dilemme ! Tout en condamnant fermement ce qu’ils font, je pense qu’il faut s’inspirer de ces paroles de Martin Luther King : « L’obscurité ne peut pas chasser l’obscurité ; seule la lumière le peut. La haine ne peut pas chasser la haine ; seul l’amour le peut. »

Voudriez-vous prier avec moi maintenant que Dieu suscite parmi ces djihadistes, un apôtre Paul du 21ème siècle ?

David Nolent

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